Championnats du monde de dirigeables, aéroport de Dole - Jura, du 13 au 18 juillet 2010

 

LE DIRIGEABLE

Quelques éléments pour mieux comprendre les championnats du monde de dirigeables à air chaud.

 

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Un peu d'histoire ...

L’histoire du dirigeable français remonte à 1852 avec l’ingénieur Henri Giffard. Il avait réussi à concevoir le premier ballon dirigeable à enveloppe de gaz non rigide, long de 44 mètres. Suit en 1884, la création d’un dirigeable, appelé La France, qui était capable de revenir à son point de départ par temps faible grâce à deux ingénieurs français.
La naissance du célèbre Zeppelin n’arriva qu’en 1900 avec le Comte Ferdinand Von Zeppelin qui mettra au point son premier dirigeable à cadre rigide. Pendant la première guerre mondiale, de nombreux Zeppelins furent construits pour un usage militaire, servant à bombarder Paris et Londres. Puis vint le temps d’un exploit réalisé par un dirigeable anglais, le R34, en 1920. Il parvint à traverser l’Atlantique et vola d’East Fortune (Ecosse) à Minéola (état de New York). Le voyage aller-retour dura 183 heures et 15 minutes pour une distance de 11 200 km.
Le dirigeable disparut peu à peu du paysage, notamment à cause des accidents qu’il engendrait et de sa forte inflammabilité mais aussi avec l’apparition de l’avion et de l’hélicoptère, moyens de transports aériens plus rapides et plus fiables.

Dirigeables au-dessus d'un champ de vaches
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Rangée de dirigeables
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Le dirigeable, un engin particulier

Un dirigeable est un aérostat* constitué d’un ou de plusieurs ballonnets contenant du gaz (hélium ou hydrogène) dans le but de le soulever. Il se différencie de la montgolfière par sa caractéristique de mouvement volontaire, il peut donc prendre la direction souhaitée par son équipage (stabilisateur et gouvernail). Pour se déplacer, le dirigeable est doté d’un moyen de propulsion (moteurs), d’instruments pour ajuster la flottabilité et d’une nacelle pour accueillir l’équipage et éventuellement des passagers. Le ballon, en lui-même, à une forme allongée pour être aérodynamique. Le dirigeable requiert donc une technique bien spécifique pour être piloté. Les championnats du monde y trouvent alors tout leur sens.

Aérostat* : c’est un appareil appelé aussi « plus léger que l’air », sa masse étant plus faible que la masse d’air déplacée. La sustentation est assurée grâce à la poussée d’Archimède.

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